AccueilInitiativesLuttesParce que nos lieux de vie ne sont pas le parc de jeu de leur économie

Quotidiennement l’État et les multinationales gèrent et aménagent le
territoire. Sous couvert d’utilité publique, ce qui est visé c’est plus
de croissance, de réduction des terres cultivables et d’espaces non
productifs. C’est toujours la promotion du même mode de vie : allez plus
vite, consommer plus, produire plus, contrôler tout. Les concertations
et les dites « enquêtes publiques » ne sont que de la communication sur
des projets déjà ficelés par l’Etat, les entreprises et les
collectivités territoriales.

La résistance à ces projets imposés a pris ces dernières années la forme
de luttes de territoire. De Val Suza à Notre Dame des Landes, en passant
par Sivens et d’autres luttes moins médiatiques, il s’agit toujours de
se dresser contre la course à la bétonisation et à la marchandisation de
nos espaces de vies. Mensonges médiatiques, procès, emprisonnement et
meurtres sont les réponses de l’Etat aux opposant.e.s.

Dans le Nord-Pas de calais, région déjà ravagée par des siècles
d’industrialisation, la logique capitaliste suit son cours. La ligne THT
Avelin-Gavrelle, le canal Seine Nord, la ferme des 1000 vaches, le grand
port de boulogne…participent de ce même « progrès ». Ici aussi,
l’emploi, le transport, la sortie de la crise et les énergies et
construction dites durables servent à noyer toute(s) contestation(s). A
travers cette ligne toute tracée, la soumission de tous les partis
politiques à l’injonction capitaliste, leur mépris affiché pour les
classes populaires et la résignation ambiante, font le jeu des idées
réactionnaires et des groupuscules fascistes. Ces groupes et le FN sont
tout autant parties prenantes de ce jeu de monopoly géant.

Plus localement à Lille, Aubry applique la même recette de développement
de la métropole : densifier, homogénéiser, chasser les pauvres.
« L’eurométropole » lilloise ne fait que suivre ses consoeurs européennes
avec comme arme : la construction du Grand Stade, les pôles d’excellence
(Euratechnologie, Eurasanté…), ses machines culturelles : Lille 3000,
Maison Folie, Centre Européen des Cultures Urbaines…

Dans les quartiers et maisons laissées à pourrir, la Communauté Urbaine
et la Société Publique Locative (SPL) Euralille poursuivent leur
conquête : Euralille 1, 2, 3, puis l’îlot Pépinière, son bail rural et
ses habitant.e.s dégagé.e.s, puis Ekla Life et ses familles roms
délogées. Pour enjoliver tout ça, le nouveau temple de la consommation
Lillénium va prendre place sur les terres plombées de Lille Sud.

Manifestation contre la chasse aux pauvres et pour la réappropriation de
nos quartiers, des terres et de nos moyens de subsistance !

Samedi 14 Février à 14h sur la Grand Place de Lille

affiche-oiseau


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